Par Mathieu Côte, directeur général, CIET
Lorsque CIET a décidé d’agir à titre de commanditaire principal et fondateur de la première édition du Sustainable Workforce Summit, cette décision ne répondait pas à des objectifs de visibilité traditionnels. Elle s’inscrivait plutôt dans un engagement de longue date envers le développement de la main-d’œuvre et l’avancement de discussions essentielles à la réussite de la transition énergétique du Canada.
Tenu à Vancouver du 30 mars au 1er avril 2026, le Sommet a réuni des employeurs, des établissements d’enseignement, des décideurs publics, des organismes communautaires et des professionnels autour d’un objectif commun : dépasser le stade des échanges pour concevoir activement une main- d’œuvre durable à la fois concrète, inclusive et alignée sur les besoins réels du terrain.
Comme l’a souligné Mathieu Côte, directeur général du CIET, lors du Sommet :
« La transition énergétique n’est plus limitée par l’ambition, les technologies, ni même par le financement. Elle est de plus en plus limitée par les personnes : par la rareté de certaines compétences, par des systèmes de formation qui peinent à suivre le rythme et par des parcours qui demeurent trop éloignés des réalités du terrain. »
Cette réalité s’est reflétée tout au long des deux jours du Sommet. Les séances ont porté sur les écarts de compétences, les parcours de formation, les outils numériques et les modèles de prestation inclusifs, non pas comme des concepts abstraits, mais comme des défis quotidiens auxquels font face les institutions et les organisations.
Les échanges ont mis en lumière une convergence croissante entre la durabilité et l’éducation — deux domaines qui ont longtemps évolué en parallèle, mais qui se croisent désormais par nécessité. Le développement de la main-d’œuvre est de plus en plus reconnu comme un levier fondamental pour atteindre les objectifs en matière d’efficacité énergétique, d’énergies propres et de décarbonation.
La participation du CIET au Sommet illustrait clairement cette convergence. L’organisation y était présente non seulement comme fournisseur de formation, mais comme partenaire de renforcement des capacités, au croisement entre l’efficacité énergétique, la décarbonation et le développement des compétences. CIET a contribué à des échanges portant sur la manière dont les systèmes de formation peuvent soutenir de façon concrète et significative l’ampleur des transformations requises pour atteindre les objectifs en matière d’efficacité énergétique et de décarbonation.
Lors d’une table ronde tenue le premier jour, Mathieu Côte a échangé avec des leaders de partout au pays, qui ont partagé des constats pratiques sur ce qui fait le succès des programmes de formation. Un message clair s’est dégagé : les programmes efficaces sont concrets, crédibles, alignés sur les besoins des employeurs et directement reliés à des projets réels.
De manière tout aussi essentielle, ces programmes sont conçus de façon collaborative — avec les employeurs, les formateurs et les professionnelles et professionnels — afin de maintenir des parcours de formation solidement ancrés dans les réalités du terrain et les besoins changeants du marché du travail.
Un autre thème structurant du Sommet a été le déplacement de l’attention : passer de l’identification des compétences requises à une réflexion sur la capacité réelle des systèmes de formation à les offrir efficacement. Les discussions ont abordé les micro-certifications, les parcours accélérés, l’apprentissage en milieu de travail ainsi que le rôle croissant de l’IA et des outils numériques — non pas comme des solutions isolées, mais comme des catalyseurs de systèmes de formation plus agiles et évolutifs. Le constat était sans équivoque : la décarbonation à grande échelle dépendra autant de la modernisation des modes de formation que du déploiement de nouvelles technologies.
Ces constats font écho à l’évolution du CIET lui-même. Fondé en 1996 comme organisme de formation en efficacité énergétique, CIET est devenu un centre national de renforcement des capacités œuvrant dans les domaines de l’efficacité énergétique et de la décarbonation. En 2025 seulement, CIET a formé plus de 6 000 professionnels à travers le Canada, soutenant ainsi les employeurs, les décideurs et les praticiens dans le développement des compétences nécessaires pour bâtir un avenir sobre en carbone.
Le Sommet a également confirmé que le développement d’une main-d’œuvre durable ne peut être abordé en silos. Les solutions efficaces doivent relier les formateurs et les employeurs, s’aligner sur les cadres politiques et financiers, et demeurer adaptables aux réalités régionales — qu’il s’agisse de projets de rénovation de bâtiments ou d’infrastructures de grande envergure.
Aux côtés de ses collègues du CIET, Mathieu Côte, Lisa Rae, Moises Albanes et Alys Ouellet, le Sommet a offert une démonstration éloquente de ce qui est possible lorsque le monde du travail, l’industrie, l’éducation et les communautés se réunissent, non pas pour se faire concurrence, mais pour coconcevoir des solutions.
À l’avenir, CIET continuera de renforcer son rôle à ce carrefour stratégique. L’organisation met de plus en plus l’accent sur la collaboration systémique, la flexibilité des parcours d’apprentissage et la conception de programmes fondés sur des données probantes.
Le Sommet sur la main-d’œuvre durable n’a pas seulement servi de lieu de concertation ; il a envoyé un message clair : l’avenir de la transition énergétique est centré sur l’humain, axé sur les compétences et profondément collaboratif. Or, c’est précisément à cette intersection stratégique que le CIET entend continuer de jouer un rôle actif.
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